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Fete de la science 2014 : retour sur la Nuit des Chercheurs

Pour la première fois la Nuit Européennes des Chercheurs s’arrête à Limoges. Retour sur cette soirée.

La science est partout, touche tout les domaines mais parait inaccessible. Nous avons décidé de nous installés Place de la République afin d’accueillir quatre chercheurs dans quatre domaines différents. Chacun tenant de vulgariser leur domaine de recherche.

Michel Cogné

Michel COGNE est Professeur à l’Université de Limoges, praticien hospitalier et directeur de l’UMR CNRS 7276 implantée à la faculté de médecine de Limoges. Il effectue des recherches en génétique des immunoglobulines, sur la régulation du remodelage des gènes d’immunoglobulines, les lymphoproliférations et les maladies de dépôt de dépôts d’immunoglobulines. Il est membre administrateur de l’IUF depuis septembre 2013, membre Junior en 1995 et membre Senior en 2012.
 
"De l’immunité qui protège à celle qui tue... l’art de garder le contrôle !"
Dans un monde hostile où des millions de pathogènes nous guettent, aucune vie n’est possible sans immunité et l’évolution nous a ainsi dotés d’armes de plus en plus actives, mais aussi dangereuses à utiliser qu’à stocker...! Comme il ne saurait être question de désarmer, notre santé repose aussi aujourd’hui de plus en plus sur notre capacité à utiliser ces armes à bon escient, de façon ciblée, et sans qu’elles ne se retournent contre nous. L’immunologie moderne décrypte aujourd’hui de mieux en mieux les multiples régulations complexes qui visent à garder cet arsenal disponible tout en en restreignant sévèrement l’usage. 

Michel Cogné

 
 

Agnès Smith

Agnès SMITH est Professeur des Universités à l’Ecole Nationale Supérieure de Céramique Industrielle. Elle effectue ses recherches au Centre Européen de la Céramique sur le site d’Ester Technopole à Limoges. Ses activités concernent les ‘céramiques froides’, c’est-à-dire les matériaux céramiques préparés sans cuisson. Pour cela, elle utilise une approche de type ‘chimie verte’, respectueuse de l’environnement. Elle travaille également sur la valorisation des matériaux issus de la déconstruction ou de la rénovation de bâtiments, en partenariat avec des industriels.Elle est également membre nommé de la Commission des Titres d’Ingénieur, commission qui examine les programmes proposés par les écoles françaises d’ingénieur et s’assure de leur pertinence par rapport aux attentes des employeurs.
 
"La céramique et la chimie verte : un mariage plein de promesses ? "
Le mot céramique évoque l’art du feu, avec toutes les subtiles nuances de la cuisson. En utilisant des molécules biosourcées, issues de la nature, il semble possible, dans certains cas, d’obtenir des céramiques sans cuisson à haute température. C’est un sujet dont commencent à s’emparer les chercheurs avec, pour objectif, la réduction de l’impact environnemental des procédés de préparation des céramiques. 

Agnès Smith

 
 

Pierre Blondy

Pierre BLONDY est Professeur des Universités, rattaché au laboratoire XLIM - UMR CNRS n°7252, département MINACOM et responsable de l’équipe Micro et Nano composants pour les télécoms. Membre de l’IUF depuis 2010, il mène des activités de recherche sur les composants de nouvelle génération, réunis sous l’abréviation anglo-saxonne "RF MEMS" (pour Radio Frequency Micro Electro Mechanical Systems). Ces composants sont très variés de par leur forme et fonctionnalité et sont destinés à des applications multiples. Première mondiale pour les MEMS RF, les composants MEMS fabriqués dans son équipe sont intégrés dans le satellite Athenafidus, qui a été lancé par Ariane 5 au début de l’année.
"L’innovation technologique peut-elle être planifiée ?"
 
Les innovations technologiques nécessitent des investissements longs et importants. On considère qu’il faut entre 15 et 20 ans pour porter l’invention d’un laboratoire de recherche vers des applications grand public. Mais l’innovation technologique est capricieuse et les applications finales d’une invention sont systématiquement très différentes de celles envisagées par les chercheurs et les financeurs des premières années. Les MEMS sont une illustration parfaite de ce phénomène : certains de ces composants servent à jouer au golf sur une télévision, alors qu’ils ont été développés initialement pour le guidage d’avions. A travers quelques exemples, nous verrons comment les inventions des chercheurs trouvent leur voie vers le grand public.
 

Pierre Blondy

 
 

Isabelle Klock Fontanille

 

Isabelle KLOCK-FONTANILLE est professeur des universités, elle enseigne dans le département des sciences du langage, de l’information et de la communication de la faculté des lettres de Limoges. Elle est membre senior de l’Institut Universitaire de France. Elle a créé et dirige le master 2 professionnel « Edition ». Elle est également directrice du CeReS, le Centre de Recherches Sémiotiques. Parallèlement, elle enseigne le hittite et les langues anatoliennes à l’Ecole des Langues et Civilisations de l’Orient Ancien de l’Institut Catholique de Paris. Ses activités de recherche portent d’une part, sur l’histoire et la sémiologie des écritures et de leur déchiffrement et d’autre part, sur les langues et écritures du Proche-Orient ancien.

"Les Hittites, le peuple qui a fait trembler l’Egypte de Ramsès II"
Au second millénaire avant J.-C., les Hittites ont occupé l’Anatolie, un vaste territoire qui correspond à la Turquie actuelle. Ils ont constitué un empire qui a tenu tête à l’Egypte de Ramsès II, avec lequel ils ont fini par signer un traité, se partageant le Proche-Orient. Leur langue, une langue indo-européenne, de la même famille que le latin et le grec, a été déchiffrée au début du 20ème siècle, nous donnant accès à une vaste documentation. Les Hittites ont utilisé deux systèmes d’écriture, l’écriture cunéiforme (que nous connaissons depuis le début du 20ème siècle) et un système hiéroglyphique qu’ils ont inventé (déchiffrée depuis moins d’un siècle). Avant les Hittites, l’Anatolie était occupée par un autre peuple, les Hattis, qui sortent peu à peu de l’ombre, grâce aux découvertes archéologiques récentes et au déchiffrement de leur langue.
 

Isabelle Klock Fontanille

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