Écoutez la radio en ligne !
Accueil > Les Actus du 89 > La Feranews > BLACK STROBE - LAETITIA (...)

BLACK STROBE - LAETITIA SHÉRIFF - JULY TALK

Du 06 au 10 octobre 2014, la FERAROCK vous offre les albums de BLACK STROBE, de LAETITIA SHÉRIFF et de JULY TALK.

BLACK STROBE - GODFORSAKEN ROADS

Une petite cave sous un immeuble chic où est rangée avec soin une belle collection de synthés analogiques. Un pot de gomina posé sur la table. Des 33 tours de ZZ Top et de Muddy Waters dans un coin, juste devant une guitare rutilante et un vieil ampli. Voilà l’antre d’Arnaud Rebotini. Au pied de Montmartre, en plein coeur de Paris.
Il aime chanter des ballades blues et entretient un rapport charnel avec ses claviers et ses boîtes à rythmes vintage. Son parcours musical se décline aujourd’hui en deux projets : sous son nom, Arnaud Rebotini, il produit des albums électro synthétiques instrumentaux, nostalgiques et futuristes à la fois, qu’il défend seul en live, entouré de ses machines. Sous l’étiquette Black Strobe , il chante et signe des morceaux au carrefour du rock et de la musique électronique qui se nourrissent d’influences blues et country. Une musique qui se vit sur scène avec toute l’énergie d’un vrai groupe.

Black Strobe publie le 6 octobre 2014 son deuxième album, Godforsaken Roads. Ce disque affirme l’identité rock du groupe et les racines américaines du songwriting d’Arnaud Rebotini. Les chansons qu’il écrit abordent des thèmes courants dans le blues : les aléas de la vie, les tracas de l’existence, les sentiments à fleur de peau (l’amour, le désir, la solitude). Il plonge dans cet imaginaire - le bayou, la prison, le diable – avec une réelle passion et avec une voixde crooner qui évoque parfois Iggy Pop ou Nick Cave.

L’album comprend dix morceaux originaux et une reprise. Sur ce long-format, Arnaud Rebotini se réapproprie Folsom Prison Blues, un classique de Johnny Cash, avec toujours cette envie de faire vivre le répertoire du blues et de la country (le premier album du groupe comprenait déjà une réinterprétation du célèbre I’m A Man de Bo Diddley). Cette nouvelle reprise, entièrement synthétique et sans guitares, est transportée dans un autre espace-temps avec des nappes de claviers dignes de Tangerine Dream. Elle résume parfaitement l’esprit de Black Strobe en 2014.

Fort de cet album dense et fiévreux, le quatuor s’apprête maintenant à repartir à l’assaut du monde. Avec la foi du blues et l’amour des boucles synthétiques chevillés au corps.
 

 
+ d’infos : sur Facebook
 

LAETITIA SHÉRIFF - PANDEMONIUM, SOLACE AND STARS

En dix ans, sans aucun plan de carrière réfléchi à l’avance, la chanteuse/bassiste a su laisser son empreinte indélébile sur une poignée de disques exigeants, sous son nom ou bien sous un autre (Trunks), mais également dans des BO de documentaires, au cinéma, au théâtre ou dans des spectacles de danse.

Néanmoins la véritable performance de Laetitia Shériff, c’est de réussir à justement canaliser cette soif de liberté, à formater son audace formelle. Son dernier disque, Pandemonium Solace and Stars, est ainsi une petite merveille de rage lumineuse, de désespoir fertile, qui l’autorise désormais à marcher dans les pas d’illustres ainés comme Scott Walker, Neil Young ou Nick Cave. Bien sûr, dans sa discothèque personnelle, on imagine que les disques de Sonic Youth, Dominique A ou The Breeders tiennent également une place de choix. Elle en partage les obsessions en tout cas. Et l’art de la mélodie sournoise, comme par exemple celle du refrain de The Living Dead qui vous poursuit toute la journée.

Epaulée par son vieil ami Thomas Poli (guitariste de Montgomery et collaborateur de Dominique A), le batteur Nicolas Courret (Eiffel) ainsi que la violoniste Carla Pallone (Mansfield.Tya) invitée sur trois titres, Laetitia Shériff voyage ici entre la « Daydream Nation » de Sonic Youth et le « Hips And Makers » de Kristin Hersh, quand le son clair des guitares voudrait ignorer encore un instant le grondement inquiétant de la basse.
 

 
+ d’infos : sur facebook
 

JULY TALK - JULY TALK

Le quintet formé en 2012 à Toronto, compte parmi ses membres le guitariste Ian Docherty, le bassiste Josh Warburton et le batteur Danny Miles. Ensemble ils écrivent, enregistrent, filment et montent absolument toutes leurs productions qu’elles soient visuelles ou musicales, publiées sous le nom de July Talk. La base de cette énergie créative repose sur une esthétique des opposés. Des opposés qui sautent aux yeux lorsque l’on observe les deux chanteurs. Dreimanis, le campagnard, et Fay plus urbaine ; lui le baryton exubérant, elle telle un volcan qui dort. L’un qu’il est difficile de ne pas voir, l’autre que l’on est heureux d’avoir pu découvrir.
En mars 2014, July Talk était nommé pour les Juno Award (l’équivalent canadien des Grammys) aux côtés d’Arcade Fire. Leur performance lors de la cérémonie, laisse entrevoir cette lueur en eux, débridée par moment, qui a su les propulser de la chaleur des petites salles de 500 personnes aux plus grands festivals canadiens au cours de la même année. Le même tour de force qu’ils s’apprêtent à réaliser en Angleterre pour la première fois pour le Dot to Dot Festival.

Comme le disent si bien Peter et Leah, July Talk font ce qu’il faut et plus pour marquer les esprits en concert.

« Pour nos premières répétitions je me sentais vraiment perdue sans guitare » explique Leah. « Du coup je montais sur tout ce qu’il y avait, me balançait au plafond, faisant n’importe quoi avec les lumières et fonçant sur tout le monde. En live, on reproduit vraiment cette même idée du n’importe quoi. »

« Il y a du faux-sang, du vin partout, des concours de T-shirts mouillés pour les hommes... » dit Peter, « On a jamais vraiment répété de jeu de scène entre nous, on mise vraiment sur la spontanéité : On laisse le concert prendre le meilleur de nous. Nous on se contente de se tenir les mains au milieu de la tempête ».
 

 
+ d’infos : sur facebook


Plus d'infos :


Partagez


Recherche

Haut de page