Écoutez la radio en ligne !
Accueil > Les Actus du 89 > La Feranews > FAT SUPPER & PSYCHO (...)

FAT SUPPER & PSYCHO MUTANTS

Du 16 au 20 février 2015, la FERAROCK vous offre les albums de FAT SUPPER et de PSYCHO MUTANTS.

FAT SUPPER - ACADEMIC SAUSAGE

Depuis leur début, en 2012, les quatre membres de Fat Supper se sont attelés à l’élaboration d’un menu à base d’innombrables influences musicales. Que ce soit noise, rock foutraque, garage, hip hop frondeur, pop ou grunge, ce « souper gras », en réalité tout à fait digeste, se nourrit de tout ce que la scène anglophone régurgite depuis des décennies. On peut penser à des groupes aussi variés que Eels, Grinderman, Deerhoof ou Pavement, mais sans jamais déceler le moindre plagiat. Fat Supper s’est trouvé une identité des plus versatiles et s’amuse à se disperser habilement tout en imposant une réelle signature.

Après un premier album puis un 4 titres, tous deux salués par la critique, Fat Supper sort en Février 2015 son nouveau disque, Academic Sausage, enregistré dans les conditions du live comme les précédents. Le groupe prône ce fameux brassage stylistique déroutant et se vautre dans l’énergie salvatrice du rock U.S. Ce sont bien des chansons, mais dans des formats souvent inattendus. L’empreinte rythmique est forte, la recherche mélodique est incessante et subtile. Quant aux deux voix aux caractères distincts, elles enrichissent la singularité du groupe. Fat Supper doit son efficacité au respect des choses simples, n’ayant nul besoin de calcul savant, ni de grammaire compliquée pour être attrayant.

Léo Prud’homme (guitare / chant), André Rubeillon (guitare / basse), Pierre Marolleau (batterie / chant) et Yoann Buffeteau (guitare / clavier / batterie)
 

 
+ d’infos : sur Les Disques Normal
 

PSYCHO MUTANTS - Baby Burn

Nous sommes toujours prompts à penser qu’un groupe de Manchester ou du fin fond de Memphis vaut le détour, car eux "ils savent". Et prompts à rejeter tout ce qui vient de pays qui ne sont pas dans notre cartographie mentale du "homeland" Rock’nroll.

Or, certains autres lieux méritent qu’on s’y arrête. Les Psycho Mutants sont hongrois. Ce pays partage, avec la Roumanie, la Transylvanie, fantômatique, région dans laquelle Bram Stocker a imaginé la genèse de Dracula. Alors les Psycho Mutants, des vampires Hongrois ? Une chose est sûre, ils ont en commun avec le célèbre Comte sa singularité, sa force, sa ténacité et sa face obscure. "PSYCHO MUTANTS", faut-il entendre dans la racine grec de "psycho" (psukhê : l’âme) leur vision d’un rock qui prend ses origines chez Johnny Cash, le Gun Club ou Nick Cave, mais est réinventé par l’âme mutante de leur pays d’origine ?

Musicalement, c’est bien un mélange "mutant" de musique écoutées et de musique ressentie, quelque chose que nous n’avons jamais entendu. Un rock’n’roll aussi intense qu’il aurait été joué par un Hank Williams élevé dans le château de Dracula et se prenant pour Chris Isaak un soir de biture à la Palinka.

Les Psycho Mutants sont le plus important groupe de Rock’n’roll de leur pays, et ils le doivent à deux choses : leurs performances scéniques et la personnalité de leur charismatique chanteur, dont la voix nous rappelle toute l’émotion ressentie à l’écoute d’un des derniers albums de Johnny Cash.

Si le groupe a une formation classique de rock : basse, batterie, guitare, chant, ce n’est pas un groupe de revival, ils ne sont pas répétiteurs d’un style éculé. L’ajout d’une trompette, d’un banjo ou d’un accordéon (il n’y a pas qu’Yvette Horner sur terre) n’y sont d’ailleurs pas étrangers.

Ils se sont disputés, séparés et retrouvés, ont traversés l’Europe et sont le fruit d’un arbre dont les racines sont en Hongrie mais dont lkes branches sont en Angleterre ou aux Etats-Unis. Ce nouveau disque Baby Burn, leur troisième opus, reflète encore mieux leur évolution.

L’album s’ouvre sur No Hero une chanson tarantinesque des Carpates, bande son d’un film qui plante le décor de l’album : voix grave et posée, musique tendue et interventions musicales dignes d’un John Barry sous acide dans la B.O. de Beat Girl.

Let me down, ballade plus joyeuse, figure un chanteur de charme balkanique entouré de loups sauvages un soir de pleine lune.

Avec Everybody’s Young God, le ton monte en intensité, le groupe semble nous inviter à la danse dans un club de Budapest où régnerait une folie tapageuse, voire au pogo !

Puis s’enchaînent les chansons et suivent les valses et les instrumentaux pour prolonger le voyage imaginaire mais épicé. Il est peuplé de références connues que nous voyons ici réunies grâce à la maestria du groupe, acquise au fil des tournées. Écouter ce disque vous donne envie de les voir sur scène, et je vous le garantie, cela en vaut le détour.
 

 
+ d’infos : sur Facebook


Plus d'infos :


Partagez


Recherche

Haut de page