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Isaac Delusion & The Goaties

Du 2 au 8 juin 2014, la FERAROCK vous offre les albums de Isaac Delusion et de The Goaties

ISAAC DELUSION - ISAAC DELUSION

C’est aux confins des grands espaces, quelque part entre l’Islande, l’Inde et le Laos, que gravitent les rêves d’Isaac Delusion. Disciples rebelles d’Isaac Newton, Loic et Jules entendent déjouer depuis toujours le diktat universel imposé par la loi sur la gravitation, et s’en libérer à travers le voyage sensoriel que procure la musique : « We’re prisonners of the gravity, but we can still be free ».

En bon fils de la French Touch, héritiers de la folk, aficionados hip-hop et enfants de la nuit, le duo composé de Loic et Jules fait rapidement valoir sa vision personnelle de la pop 2.0, avec grâce et candeur d’esprit.

Si une seule formule devait résumer le talent transgenre d’Isaac Delusion, elle n’exprimerait qu’un autre secret dans lequel naissent des mélodies suaves, parfois déchirées, amoureuses, savantes et précises. C’est ce qu’a démontré, sans failles, l’EP « Midnight Sun » (Cracki Records, 2012) et son titre éponyme, dont Nova a instantanément orné ses ondes.

Grandiloquence précoce oblige, la scène d’Isaac Delusion s’est mue sous l’effervescence d’un public grandissant. Augmenté de vidéos hypnotico-poétiques dans la lignée de leur premier clip Midnight Sun, le live s’emploie à devenir plus fort, plus spectaculaire, plus réel. A la sortie du deuxième EP « Early Morning », la conquête est une nouvelle fois immédiate. Raffinés, les cinq morceaux naviguent avec quiétude dans un océan de loops rythmiques et de guitares au teint clair, pour toujours mieux servir la voix profonde et addictive de Loic.

Après un passage au Pitchfork Festival Paris, le succès s’exporte à nouveau, dépassant les frontières et offre au groupe ses premières tournées. Les USA avec Boston, Philadelphie, Washington, Los Angeles, San Francisco, San Diego et le South By Southwest Festival à Austin, puis l’Inde avec Mumbai, Delhi, Calcutta et Pondichéry, où le groove religieux d’Isaac Delusion séduit, affirmant ainsi sa singularité sur la scène internationale.

L’évolution naturelle et décomplexée du quatuor s’affirme. Tous l’ont suivie. Mais des quatre coins du monde, c’est une maison isolée en Normandie qu’ils choisissent comme berceau tout un long été pour exprimer leur créativité et faire naitre ce premier album mosaïque : Isaac Delusion.

Passé par les précieuses oreilles de Julien Delfaud pour le mix, Sans jamais tomber dans le piège du revival, Isaac Delusion est l’alliage parfaitement maitrisé du passé et du moderne, ondulant sans limites entre interludes folks, rythmes hip -hop et harmonies vocales (« Sleepwalking »), flirtant sensuellement avec la deep house (« Children Of the Night ») pour enfin graver son style dans des productions évoquant celles d’Alt-J (« Dragons »). Sans oublier cette ballade pop entêtante (« She Pretends ») qui vous donnera une envie joyeuse de danser.

Isaac Delusion ne s’éloigne jamais trop des âges innocents. « C’est un disque qui parle de l’enfance, on essaye de se souvenir des sentiments et la naïveté de la vision du monde qu’on avait en étant enfant, cette bonté et pureté de jouer » ajoute Loïc, « C’est aussi un album de voyages, découvrir un autre monde, cette expérience rafraichissante quand on va explore un lieu inconnu. Il n’y a pas un seul thème, mais je suis sûr que dans un sens il y a une unité »
 

 
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THE GOATIES - SUEUR FROIDE

On peut compter sur les doigts d’une main les groupes français dont les membres affichent vingt ans de moyenne d’âge pour déjà sept de carrière. On peut surtout compter sur The Goaties pour nous surprendre encore des siècles et des siècles et nous écrire de belles pages dans le grimoire du rock.

L’aventure discographique du trio de jeunes briscards normand débute donc enfin avec cet album Sueur froide mis en boîte aux Studios Télémaque (Headcharger, Goldwave…) et sorti sur TFT Label (Bow Low, Noïd…).

Composé de onze morceaux savamment orchestrés et produits, ce premier effort révèle toutes les facettes du combo.

De l’ouverture avec le titre anglophone « Cold sweat » plein de ruptures classes et d’ambiances folles au titre final moins shakespearien mais tout aussi inclassable « Joue-moi du violon t’auras des cousins », on retrouve toute la sincérité et la fougue qui ont fait la renommée du groupe sur scène. C’était le challenge principal de cet enregistrement et la réussite est absolument totale.

Appuyé par un mix énergique, le son de basse si singulièrement vrombissant de Joseph devient aussi charismatique que ce dernier. Les plans de batterie, savoureux, précis et matraqués du cadet Martin nous rappellent combien les batteurs de punks sont, au contraires des idées reçues, essentiels à la composition et à l’équilibre d’une chanson. Les différents effets sur la guitare, associés au jeu sec et nerveux de Félix, donnent à ces cascades vertigineuses de riffs atypiques des allures de pionniers. Car oui, The Goaties, c’est du neuf, pas du renouveau. Il n’y a qu’à se pencher sur leurs lignes de chant comme le fit jadis la fée du rock’n’roll sur leur berceau pour s’en persuader. Les cordes vocales de Joseph et Félix sont les meilleures amies d’enfance du monde.

Tantôt suaves et ironiquement classieux, tantôt punks déchirés et déchirants, ces deux organes-là nous renvoient aussi bien à la pop barrée qu’au rock viril, autant au cirque qu’à l’opéra.

De leur tombe sacrée ou dans leur van pourri, les grands groupes français comme les Bérurier noir, Pigalle, Frères Misère, Les Sheriff ou encore La Souris Déglinguée peuvent écouter fièrement cette relève attendue comme le messie. Ailleurs dans le monde, les Dead Kennedys, les Raconteurs ou les rescapés de The Clash et Led Zeppelin apprendront tôt ou tard que leur génie et leurs assauts scéniques se déclinent désormais en bleu blanc rouge.

Ce disque est une seconde jeunesse pour quiconque, de 7 à 77 ans, en fait l’offrande à ses tympans, hanches, cervicales, pieds et hypophyse. C’est physique et putain, c’est beau !
 

 
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